Pour les entreprises et structures engagées dans la haute technologie, la veille représente bien plus qu’une mission ponctuelle. Chez Photonics Bretagne, elle est devenue un outil structurant au service de tout un réseau.
Nous avons échangé avec Gwenaëlle Lefeuvre, responsable de l’animation du réseau, qui utilise la plateforme Curebot depuis 2024 dans le cadre d’un service de veille destiné aux adhérents.
Pouvez-vous nous présenter Photonics Bretagne et votre rôle dans la structure ?
Photonics Bretagne est une association regroupant environ 25 salariés et 110 adhérents. Nous sommes à la fois plateforme technologique et grappe d’entreprises dans le domaine de la photonique, c’est-à-dire toutes les technologies liées à la manipulation ultra-précise de la lumière.
Ces technologies sont présentes partout autour de nous : fibres optiques pour nos télécommunications et internet, équipements d’imagerie médicale, caméras de nos smartphones, détecteurs de proximité dans nos voitures…
Nous disposons de nos propres laboratoires R&D, où nous travaillons notamment sur des fibres optiques spéciales et des systèmes de spectroscopie pour des applications en agriculture ou environnement.
Je suis responsable de l’animation du réseau d’adhérents, principalement des entreprises et laboratoires pour lesquels la photonique est centrale ou stratégique. Mon travail consiste à soutenir et renforcer cet écosystème par différentes actions aux échelles régionale, nationale et européenne.
Quels sont les objectifs de votre démarche de veille ?
Ce service est réservé à nos adhérents. Il existe depuis plusieurs années et prend la forme de lettres d’information thématiques.
Chaque lettre offre une sélection régulière sur les usages de la photonique dans des domaines variés : santé & environnement, espace & défense, télécoms, mobilité et énergie, et recherche appliquée.
Jusqu’en 2024, cette activité était gérée collaborativement avec un partenaire externe. Nous avons décidé de la réintégrer pour gagner en autonomie, ajuster le contenu à notre contexte et le personnaliser davantage.
Quel est, selon vous, l’intérêt stratégique de la veille pour vos adhérents ?
Pour toute entreprise, comprendre son environnement technologique, scientifique et économique est indispensable. Cela permet d’identifier des signaux, de s’adapter, d’imaginer de nouvelles pistes.
La veille contribue à ouvrir des perspectives, à repérer des sujets porteurs ou émergents ainsi que des marchés potentiels. Elle participe aussi à la mise en lien entre acteurs, car certains sujets se croisent ou s’enrichissent mutuellement.
Pourquoi avoir choisi Curebot ?
Mon cahier des charges était clair :
- Une plateforme unique, capable de produire de A à Z les lettres thématiques que nous avions l’habitude de proposer.
- Une solution suffisamment souple pour intégrer des besoins nouveaux ou évolutifs.
- Un hébergement dans l’Union européenne, avec des données bien protégées.
- Une mise en œuvre rapide, sans surcharge de travail.
Et surtout, je souhaitais une équipe accessible et impliquée, avec qui je pourrais échanger facilement. Curebot a coché tous ces critères.
L’aspect humain a compté : l’équipe a été présente, réactive et très à l’écoute pendant toute la phase de déploiement. J’utilise Curebot depuis l’été 2024, et nous avons lancé nos nouvelles lettres dès septembre.
Comment s’est passée la prise en main ?
Très bien. J’ai commencé par une version test, ce qui m’a permis de comprendre la logique de l’outil.
Une fois le compte Photonics Bretagne activé, j’ai pu construire mes bots, mes tableaux de bord et mes requêtes de veille.
Bien sûr, les premiers mois ont été des phases d’ajustement. Il fallait adapter la veille à un domaine très spécifique, avec peu de sources mais un grand nombre d’applications. L’équipe Curebot m’a accompagnée tout au long de ce processus.
Aujourd’hui, je suis en mesure de faire évoluer nos lettres et de créer rapidement une veille sur mesure si un adhérent en exprime le besoin.
Est-ce que Curebot vous a permis d’identifier de nouveaux signaux ?
Oui, c’est même l’un de ses points forts.
Curebot m’aide à détecter des convergences technologiques et des idées nouvelles. Par exemple, j’ai pu observer certaines intersections intéressantes autour de la neurologie, des télécommunications spatiales ou des technologies quantiques.
Ce ne sont pas forcément des informations que l’on aurait cherchées spontanément, mais elles ouvrent des pistes de réflexion pour nos adhérents.
Quelle est, selon vous, la fonctionnalité la plus utile de la plateforme ?
Je ne peux pas en choisir une seule. Ce qui m’a convaincue, c’est justement le fait de pouvoir tout faire au même endroit : curation, publication, envoi, analyse… C’est un vrai gain de temps.
Je n’utilise pas encore la fonctionnalité de partage collaboratif, car je suis seule à produire la veille dans notre équipe. Mais c’est une option intéressante pour l’avenir.
Vous avez aussi un parcours scientifique. En quoi cela influence-t-il votre approche de la veille ?
J’ai travaillé dans la recherche académique puis dans une PME industrielle. Dans les deux cas, j’ai constaté qu’il est difficile de sortir de sa spécialité pour suivre les autres sujets, essentiellement par manque de temps.
Le rôle de notre veille, c’est justement d’apporter une vision transversale, avec des sujets que les adhérents ne penseraient pas à surveiller. Cela peut parfois faire naître une idée, un projet, un partenariat.
Pourquoi avoir opté pour une solution payante, alors qu’il existe des alternatives gratuites ?
Les outils gratuits sont souvent fragmentés. Il faut passer d’une plateforme à l’autre pour chaque étape (veille, envoi, analyse), ce qui prend du temps et limite la fluidité.
Avec Curebot, j’ai tout intégré dans une même interface. Je peux produire plusieurs lettres de veille par mois, avec une logique de personnalisation, sans avoir à reconstruire une chaîne entière. Et en cas de doute ou de besoin, je peux poser une question directement à l’équipe.
Un dernier mot pour conclure ?
Je souhaite remercier toute l’équipe d’EspritsCollaboratifs. Même si je n’interagis pas avec tout le monde, je sais que chacun contribue à faire évoluer la plateforme. Leur travail est précieux, et je suis ravie de cette collaboration.




